CHOMAGE

Chômage : le terrible mensonge de François Hollande

Depuis quelques jours, le gouvernement Hollande se félicite de la baisse de la progression du chômage, stipulant que sur le mois de juin, le nombre de demandeurs d’emploi n’aurait augmenté que de 1300 personnes. Un véritable supercherie, engendrée par un changement de calcul. Explications.

11 300 chômeurs supplémentaires

Le ministère du Travail met en avant « des chiffres plus fiables« . Mais le nombre de demandeurs d’emploi publié cette semaine n’est pas tout à fait comparable avec celui des mois précédents. La raison ? C’est que le périmètre pris en compte pour classer les chômeurs dans telle ou telle catégorie a évolué. Selon le gouvernement, l’administration de Pôle emploi aurait désormais accès à des données plus complètes lui permettant de mieux identifier les demandeurs d’emploi en formation, en service civique ou en contrat aidé. Ce qui, aussi curieux que cela paraisse, n’était visiblement pas le cas jusque-là. Désormais, des chômeurs se retrouvent « comptabilisés » en catégorie D ou E (ceux qui ne sont pas tenus d’être à la recherche d’un emploi), alors qu’ils étaient précédemment enregistrés en catégorie A, B ou C (ceux qui sont tenus de rechercher un travail). Que serait-il advenu sans ce changement ? Le nombre de chômeurs supplémentaires de catégorie A aurait été de 11 300, au lieu des 1 300 affichés cette semaine.

Thierry Solère
« Ils prennent vraiment les gens pour des imbéciles« 

« Je trouve absolument révoltant, parce qu’on est en démocratie, que le gouvernement mente et utilise des artifices pour essayer de cacher la situation« , s’est insurgé Thierry Solère, Député des Hauts-de-Seine, dénonçant une pratique « honteuse« . « Je vais écrire à l’ensemble de mes collègues parlementaires et déposer, à la rentrée du mois de septembre, une demande de commission d’enquête parlementaire sur ce sujet », a-t-il enfin affirmé, estimant qu’on ne « pouvait pas, dans une démocratie, ne pas savoir précisément quelle est la réalité du nombre de demandeurs d’emplois ».

AMIEL et Gouvernement : même combat

Une opacité sur les méthodes de calcul, les chiffres et autres réunions de travail qui permettent d’entretenir le flou sur la véritable situation de l’économie locale. C’est ce que nous avons aussi dénoncé lors du dernier Conseil Municipal, durant le vote du Budget communal. Comme nous l’avions proposé lors des élections municipales de 2014, nous souhaitons pouvoir mettre en place dès 2020, lors des prochaines échéances locales, un audit externe. Un audit qui a permis de découvrir un trou de plusieurs millions d’euros dans les caisses du Conseil Départemental des Bouches du Rhône.

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