ROMAIN AMARO

« Quand on aime sa ville, on l’aime jusqu’au bout ! »

Michel AMIEL, avec la loi sur le non-cumul des mandats, laissera son fauteuil de Maire en ce mois de septembre. Est-ce une obligation ? Interview avec Romain AMARO, conseiller municipal des Pennes-Mirabeau.

En ce mois de septembre 2017, Michel AMIEL laisse à contrecœur son mandat de Maire. Comment voyez-vous la suite ?
Romain AMARO. À contrecœur ? Ne vous leurrez pas, Michel AMIEL a fait le choix de rester sénateur ! Il aurait pu rester Maire jusqu’au bout s’il l’avait voulu, comme beaucoup d’élus sur la région. Il a fait le choix de l’argent et de Paris au lieu de choisir sa commune.

Dans cette optique, pourquoi souhaite-t-il rester conseiller municipal ?
C’est très simple, Michel AMIEL espère être réélu Sénateur en 2020, sur la liste « La République En Marche ! » si la loi lui permet. Pour cela, il a besoin de rester conseiller municipal. Malheureusement aucun lien avec l’amour qu’il dit avoir pour les Pennes-Mirabeau. Quand on aime, on aime jusqu’au bout, et on y reste !

Romain AMARO

Mme SLISSA devrait prendre le relais jusqu’en 2020, pourquoi ce choix ?
La logique voudrait que ce soit le Premier Adjoint qui prenne la suite. Ce choix parait plus que surprenant pour quelqu’un qui dit préparer une équipe jeune et dynamique pour l’avenir. L’ambition de Michel AMIEL est claire : s’il sent qu’il ne pourra être réélu Sénateur en 2020, il n’hésitera pas à reprendre sa place de Maire ! Il s’est d’ailleurs octroyé un bureau en mairie en tant que Sénateur afin de garder l’emprise sur la municipalité jusque-là.

Quelles sont vos ambitions pour la ville des Pennes-Mirabeau ?
Nous sommes au carrefour d’un pôle régional. Nous sommes au cœur d’axes autoroutiers, de transports (port, gare, aéroport) ; une situation que beaucoup nous envient. Mais ici, à l’intérieur de la ville, plus rien ne se développe. Je suis un enfant du pays, qui travaille dans le privé depuis l’âge de 16 ans. Avec l’équipe qui se construit depuis plusieurs années, nous voulons donner une nouvelle impulsion à notre commune : mener une véritable politique de sécurité, la rendre plus dynamique, favoriser le développement économique de nos commerces, stopper le clientélisme et surtout, redonner envie à nos employés municipaux de s’investir au travers d’un management centré autour de l’Humain.

Propos recueillis par Cécile BOYER

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